C'était l'outrance, l'errance. La passion amoureuse.
C'était les crises, les complexes, le mal de vivre.
C'était l'hymne à l'amour, un parfum subversif ou sulfureux. L'humiliation et les visages en larme.
C'était la noirceur et le désespoir mais aussi la tendresse, la maladresse et puis la sensation d'avoir conquis une place à soi dans le monde.
C'était la quête du bonheur, et du sens, la recherche d'une vie lumineuse.
C'était le mot Perdre dans toute son excellence. "Je me sens perdue", "Elle est perdue", "J'ai perdu". Et aussi la recherche de son chemin, l'obstination et l'idéalisme.
C'était les cris du coeur. Des fièvres peu communes et puis le genre ascenseur qui nous renvoit à des courts moments d'excitation et de trépignement.
C'était les instants de grâce et de liberté absolue ou parfois plutôt l'inverse.
C'était les sentiments de solitude, d'abandon, de lâcheté, d'ambition, de vanité, et peut être aussi de gloire.
Et maintenant, que reste t'il de tout ça?